Du Café de l'Ouest à Ouagadougou

Croisière pour l'alphabétisation des enfants aveugles du Burkina Faso

Image d'accueil: Ecole Braille Jean-Marc Meyrat à Boulsa au Burkina Faso

Catégorie: Country

Blind Alfred Reed

Mercredi 8 septembre 2010

Blind Alfred Reed est né le 15 Juin 1880 à Floyd, en Virginie et mort le 17 janvier 1956. C’était un musicien folk américain. Il a été l’un des artistes qui a enregistré au Sessions Bristol en 1927, aux côtés de noms célèbres comme Jimmie Rodgers et le groupe Carter Family.

Il jouait du violon avec son fils Arville, qui lui, jouait de la guitare.

Reed est né complètement aveugle. Il a été élevé dans une famille très conservatrice. Il a acquis son premier violon très jeune.

Plus tard, il s’est produit dans des foires, dans des écoles, à l’occasion de rassemblements politiques, et dans les églises. Il a même joué dans la rue où il vendait les copies de ses compositions pour dix cents. C’est après tout ce que l’on sait de la jeunesse de Reed.

En 1927, Ralph Peer, le directeur de Bristol Sessions, entendit Reed jouer et lui demanda s’il voulait enregistre. Reed accepta et enregistra quatre chansons accompagné par son fils Arville.

Après 1929, il a cessé d’enregistrer et a passé le reste de sa vie en Virginie-Occidentale. Reed a continué d’exercer dans la rue jusqu’en 1937, lorsqu’une loi a interdit aux musiciens aveugles de jouer dans l’espace public.

Reed meurt en 1956, soit disant de la famine. Il est enterré à Elgood, en Virginie-Occidentale.

Audio: Explosion in the Fairmount Mines

Doc Watson

Mercredi 8 septembre 2010

De son vrai nom Arthel Lane, Doc Watson est né à Deep Gap, en Caroline du Nord, le 3 mars 1923.
Il reçoit le surnom de Doc pendant un enregistrement en public à la radio lorsque le présentateur remarqua que son prénom Arthel était bizarre et qu’il aurait préféré un surnom plus facile. Un des fans s’écria: « Appelez-le Doc! », certainement en référence au bras droit de Sherlock Holmes, le Docteur Watson. Le surnom est resté.

Une infection de l’œil lui fit perdre la vue alors qu’il n’avait pas un an. Ses parents le forcèrent à travailler dur pour devenir indépendant. Il fut accepté dans l’école pour les déficients visuels de Caroline du Nord, la Governor Morehead School, située à Raleigh.

La première chanson qu’il apprit fut When Roses Bloom in Dixieland. Son père fut si fier qu’il emmena le jeune Arthel acheter sa première guitare, une Stella à 12 $. Doc s’est avéré être naturellement doué, et en quelques mois il se retrouva à un coin de rue à jouer les chansons de Delmore, Louvin and Monroe Brothers’ duos aux côtés de son frère Linny. Arrivé à sa majorité, il était un guitariste prolifique, aussi bien en guitare acoustique qu’électrique.

En 1953, Doc rejoint Johnson City, dans le Tennessee, où se trouvait le Jack Williams’ country and western swing band qu’il accompagna à la guitare électrique. Il gagnait sa vie en exerçant le métier d’accordeur de piano.

En 1960, alors que la musique folk explosait, Doc écouta l’avis du musicologue Ralph Rinzler et entreprit de ne jouer que de la guitare acoustique et du banjo. Ce changement permit à la carrière de Doc d’exploser quand il sortit son premier album Old Time Music at Clarence Ashley’s. C’est à cette période qu’il commença sa tournée en solo dans les clubs populaires qui ont marqué le folk et qu’il obtint de très bonnes critiques pour sa performance au renommé Newport Folk Festival en 1963. Il commença à jouer avec son fils Merle en 1964 et le duo dura jusqu’en 1985, lorsque Merle perdit la vie dans un accident de tracteur.

Doc utilise les deux styles de guitare, le flatpicking et le fingerpicking, mais il est plus connu pour son utilisation du flatpick. Sa façon de jouer combinée à son authenticité fait de lui une figure emblématique de la renaissance de la musique folk. Il est le précurseur du rapide et tape-à-l’Å“il style bluegrass, adopté et prolongé par beaucoup d’autres personnes, tels Clarence White et Tony Rice. Il est aussi un joueur de banjo accompli et s’accompagne parfois plutôt bien à l’harmonica.

Aussi connu pour sa riche et distincte voix de baryton, il a à travers les ans développé un vaste répertoire de mountain ballads, apprises par tradition orale de la région où il habite, Deep Gap, en Caroline du Nord. Ses manières affables, son humilité naturelle et son esprit charmant l’on rendu aimé de ses fans autant que ses talents musicaux.

En 1986, il reçoit le North Carolina Award et en 2000 il entre au International Bluegrass Music Hall of Honor. En 1997, Doc reçoit la National Medal of the Arts du Président Clinton.
Récemment, Doc a réduit le nombre de ses tournées, toutefois il continue de jouer dans différents spectacles aux Etats-Unis pour son public. A partir de 2007, il est accompagné sur scène par son petit-fils (le fils de Merle) Richard,
ainsi que par ses partenaires de longue date David Holt ou encore Jack Lawrence.

Audio: Deep River Blues

Lynn August

Vendredi 17 septembre 2010

Lynn August est un musicien très polyvalent qui même au Zydeco, la musique traditionnelle de sa Louisiane natale, des éléments de pop, gospel et R & B.

Né à Lafayette, le 7 août 1948, sa mère encourage son fils aveugle à se consacrer à la musique.

Après avoir appris à jouer de la batterie sur un vieux tambour de machine à laver il est recruté à l’âge de 12 ans pour jouer des percussions par le légendaire Esquerita, qui l’a convaincu d’apprendre également le piano. Quelques années plus tard, August passera à l’orgue Hammond B-3.

Au milieu des années 60, à côté d’une carrière solo, il a dirigé un big band, et même une chorale de l’église.

En 1988, Auggust se tourne vers l’accordéon.

Audio: Love at First Sight

Geoffrey Gurrumul Yunupingu

Mardi 1 mars 2011

Geoffrey Gurrumul Yunupingu est né en 1970. Ce musicien aborigène australien chante dans la langue Yolngu.

Il est né sur l’île d’Elcho, au large des côtes de l’état d’Arnhem, au nord de l’Australie, à environ 350 miles de Darwin.

Il est du clan de l’Gumatj Yolngu et sa mère de la nation Galpu. Il est aveugle de naissance, n’a jamais appris le braille et n’utilise pas de canne blanche.

Yunupingu ne parle que quelques mots d’anglais. On le dit être extrêmement timide.

Il joue de la batterie, des claviers, de la guitare et du didgeridoo. Mais c’est la beauté de sa voix qui lui a vallu son succès.

Audio: Born Blind