Du Café de l'Ouest à Ouagadougou

Croisière pour l'alphabétisation des enfants aveugles du Burkina Faso

Image d'accueil: Ecole Braille Jean-Marc Meyrat à Boulsa au Burkina Faso

Catégorie: Ca c’est d’la musique

Blind John Davis

Lundi 12 juillet 2010

John Henry Davis est né à Hattiesburg, Etat du Mississippi le 7 Décembre 1913 et a émigré avec sa famille à Chicago à l’âge de trois ans.

Après avoir marché sur un clou rouillé à l’âge de 9 ans, il a développé une infection qui l’a finalement rendu aveugle. Le père de John, un bootlegger semi-professionnel, qui fréquentait les lieux où les gens dansaient et consommaient de l’alcool de contrebande,lui acheta un piano à l’âge de 14 ans. Il a appris à en jouer en écoutant la radio.

En 1933, il a commencé de jouer de la musique blanche dans son groupe avec Lee Masters qui devint plus tard, le Johnny Davis Boys Rhythm.

Il a joué sur plus de 100 morceaux entre 1937 et 1942, avec des artistes tels que Big Bill Broonzy, Memphis Minnie, Lonnie Johnson et Tampa Red avec qui il nouera une longue amitié.

Il est mort à Chicago le 12 Octobre 1985.

Audio: My Own Boogie

Blind Roosevelt Graves

Lundi 12 juillet 2010

Blind Roosevelt Graves était un guitariste et chanteur du Mississippi entre les années 20 et 30, qui mélangeait musique sacrée et profane, ainsi que mmusique de divertissement.

Il a joué avec les pianistes Will Ezell et Cooney Vaughn et le clarinettiste Baby Jay.

Graves a formé le Mississippi Jook band, avec un chanteur et percutionniste, son frère Uaroy..

On connaît peu de détails sur la vie de Blind Roosevelt Graves.
On sait qu’il a commencé de jouer avec son frère au début des années 20 dans le delta du Mississippi.

En 1929, les deux frères ont enregistré un certains nombre de disques pour la « Paramount » sous le nom de Blind Roosevelt Graves and Brothers.

Ils continuent d’enregistrer jusqu’en 1936. Au milieu des années 30, le Mississippi Jook Band joue avec le pianiste Cooney Vaughn. Le groupe a enregistré pour la société « American Record » dans le milieu et la fin des années 30.

Blind Roosevelt Graves a disparu dans les années 40. On ne sait ni où il s’est installé ni la date de son décès.

Audio: Woke up this Morning

Reverend Gary Davis

Lundi 12 juillet 2010

Reverend Gary Davis est né le 30 avril 1896 à Laurens, Caroline du Sud. Il est mort le 5 mai 1972 à Hammonton, New Jersey.

Il représente une figure majeure de la guitare et aura influencé des musiciens tels que: Jerry Garcia, Ry Cooder, Dave Van Ronk, Jorma Kaukonen et Stefan Grossman.

En tant que compositeur de musique profane et religieuse, il a créé un ensemble discographique considérable qui a été enregistrées, entre autres, par Bob Dylan, Jackson Browne, Peter Paul & Mary et le Grateful Dead.

Ses premières expériences musicales au Centre de Raven Baptist Church, à Gray Court, en Caroline du Sud, ont été très empreintes de ferveur religieuse qui l’a aidé à faire face à sa cécité. En 1933, il fut ordonné pasteur de la Free Baptist Church de Washington, en Caroline du Nord.

Pendant des années, il a non seulement sillonné le pays comme prédicateur et a également chanté dans les rues, principalement à Durham. Au cours de cette période, il a croisé la route de Blind Boy Fuller, Brownie McGhee et Sonny Terry.

En 1940, le révérend Davis arrive à New-York où il dirige la Baptist Church Missionary.

A partir de la fin des années 50, lorsque la musique folk est devenu populaire sur les campus et dans les cafés, Davis a été découvert par l’intelligentsia qui, du moins au début, était plus intéressée par les riffs de sa guitare chaude que par son message religieux.

Audio: Death don’t have no mercy

Traduction

La mort n’a pas de pitié dans ce pays,
la mort n’a pas de pitié dans ce pays,
elle viendra chez toi, elle ne restera pas longtemps,
tu regardes dans le lit, tu découvres que ta mère est partie,
la mort n’a pas de pitié dans ce pays.

Elle ne te donnera pas le temps de te préparer dans ce pays,
elle ne te donnera pas le temps de te préparer dans ce pays,
elle viendra chez toi et elle ne restera pas longtemps,
tu regardes dans le lit et tu découvres que ton père est parti,
elle ne te donnera pas le temps de te préparer dans ce pays.

Elle te laisse là, en train de pleurer, dans ce pays,
elle te laisse là, en train de pleurer, dans ce pays,
elle viendra chez toi et elle ne restera pas longtemps,
tu regardes dans le lit, et tu découvres que ta soeur est partie,
elle te laisse là, en train de pleurer dans ce pays.

Oui, oui,
la mort ne prend jamais de vacances dans ce pays,
la mort ne prend jamais de vacances dans ce pays,
elle viendra chez toi et elle ne restera pas longtemps,
tu regardes dans le lit, et tu découvres que tout le monde est parti,
la mort ne prend jamais de vacances dans ce pays.

William Christoffer Handy

Lundi 12 juillet 2010

William Christoffer Handy est né à Florence dans l’Alabama d’esclaves affranchis, Charles Bernard Handy et Elizabeth Bewer Handy. Handy raconte à ce propos dans son autobiographie Father of the Blues qu’il est né dans une cabane construite par son grand-père, William Wise Handy. Son père est alors pasteur à Guntersville, un autre village au nord-est de l’Alabama. Handy est donc profondément religieux. Enfant, il joue et chante à l’église ce qui influencera son style musical.

En grandissant, il s’essaye à la charpenterie, à la fabrication de chaussure ou encore au plâtrage dans le bâtiment. Ces activités lui permettent de gagner suffisamment d’argent pour s’offrir sa première guitare sans l’autorisation de ses parents. En apprenant cela, son père s’écrie: « Par qui es-tu possédé pour ramener un objet inique comme celui-ci dans notre maison chrétienne? ». Il lui ordonne également de la ramener à son propriétaire et l’enrôle dans des leçons d’orgue. Sa carrière d’organiste est plus que brève et Handy se tourne rapidement vers le cornet.

Ses tentatives musicales sont variées et lui permettent de se produire comme premier ténor dans un spectacle de ménestrel. Il quitte également l’Alabama et travaille comme chef d’orchestre, cornettiste et trompettiste.
Jeune homme, il joue du cornet dans le Chicago World’s Fair en 1893 et en 1902, il parcourt le Mississippi ce qui lui permet d’écouter des styles musicaux variés joués par des gens ordinaires. Les instruments les plus utilisés par ces musiciens sont la guitare, le banjo et dans une moindre mesure le piano. Sa mémoire remarquable lui permit de se souvenir et de retranscrire la musique qu’il écoutait au cours de ses voyages.

Peu après son mariage le 19 juillet 1896 avec Elizabeth Price, il est invité à rejoindre un groupe de ménestrels appelé Mahara’s Colored Minstrels. Pendant leur tournée de trois ans (payée trois dollars par semaine), ils voyagent à Chicago dans l’Illinois, dans le Texas et l’Oklahoma, dans le Tennessee, la Géorgie et la Floride et même à Cuba. En revenant de Cuba, ils s’arrêtent à Huntsville dans l’Alabama pour s’y produire. Très fatigués par la vie sur la route, Handy et sa femme décident de rester avec leurs proches dans la maison familiale de Florence.

Le 29 juin 1900, Elizabeth donne naissance au premier de leurs six enfants. C’est à cette période que, William Hooper Councill, président de l’ Alabama Agricultural and Mechanical University for Negroes contacte Handy pour l’enseignement de la musique. L’AAMC est à cette époque la seule université ouverte aux noirs en Alabama. Handy accepte l’offre de Councill et devient un membre de la faculté en septembre. Il enseigne la musique de 1900 à 1902 à l’université qui s’appelle maintenant l’Alabama Agricultural and Mechanical University.
Handy se trouve sous-payé et pense qu’il peut gagner plus en jouant avec son groupe de ménestrels. Une dispute avec le président Councill de l’AAMC le pousse à quitter son poste et à rejoindre le Mahara’s Minstrels pour jouer dans le Midwest et dans le Pacific Northwest. En 1903, on lui offre l’opportunité de diriger un groupe appelé the Knights of Pythias, situé à Clarksdale dans le Mississippi. Handy accepte et y reste six ans.

En 1909, Handy et son groupe se déplace à Memphis dans le Tennessee où ils s’installent sur Beale Street. À cette époque, la société et la culture américaine étaient distinctivement séparées. Les observations d’Handy sur les réponse des blancs à la musique noire couplées à sa propre observation de ses habitudes et de sa musique servent comme fondations pour le style de musique populaire qui est en train de naître : le blues.

La genèse de son « Memphis Blues » est une chanson agricole, intitulée à l’origine Mr. Crump qu’il avait écrit pour Edward Crump, un candidat à la mairie de Memphis en 1909. Il retravaille ainsi la mélodie et change le titre pour créer : Memphis Blues.
La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas de danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de New York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. Handy vend les droits sur la chanson pour 100 dollars et vers 1914 à 40 ans, son style s’est affiné, sa célébrité a considérablement augmenté et il compose de plus en plus de pièces.

A cause des difficultés qu’il rencontre pour faire publier son travail, il se met à publier lui-même ses morceaux en s’associant avec Harry H. Pace, un homme d’affaire rencontré à Memphis. En 1917, Handy part s’installer à New York. À la fin de l’année, ses plus grands succès Memphis Blues, Beale Street Blues et St. Louis Blues sont publiés. L’Original Dixieland Jazz Band, un orchestre de jazz Nouvelle-Orléans enregistre le premier disque de jazz cette même année, présentant ainsi au public américain la musique jazz. Handy avait au départ peu d’intérêt pour ce style mais les groupes de jazz puisent dans ses compositions avec enthousiasme, en faisant d’elles des standards.

En 1920, frustré par les labels de musique blancs qui achètent leurs musiques et leurs paroles pour les faire enregistrer par des artistes blancs, Pace dissout à l’amiable son partenariat avec Handy, pour lequel il écrivait quelques paroles, et se décide à créer sa propre maison de disque Black Swan Records. Pendant des années, on croira que Handy est le fondateur de Black Swan Records. Handy démentira.

Bien que l’association de Handy avec Pace soit dissoute, il continue de diriger la maison de disque comme une affaire familiale, en publiant d’autres artistes noirs en plus de ses propres chansons. On compte parmi ces enregistrements 150 chansons sacrées et chansons folk ainsi qu’une soixantaine de compositions blues.
Dans les années 1920, il crée Handy Record Company à New York.
Le 24 janvier 1925, la chanteuse Bessie Smith enregistre pour Columbia Records le succès d’Handy, Saint Louis Blues avec Louis Armstrong ce qui reste comme un des meilleurs enregistrement de cette époque.

En 1926, il rédige et édite une œuvre intitulée Blues: An Anthology: Complete Words and Music of 53 Great Songs, qui est probablement la première tentative d’enregistrer, d’analyser et de décrire le blues comme partie intégrante du sud et de l’histoire des États-Unis d’Amérique.
Le succès du St. Louis Blues de Handy est tel qu’en 1929, avec le réalisateur Kenneth W. Adams, il collabore sur un projet de film de même nom pour être montré avant l’attraction principale. Handy suggère alors que la chanteuse blues Bessie Smith obtienne le rôle principal grâce à la popularité de sa version de la chanson. Le film est tourné en juin et présenté dans tous les États-Unis de 1929 à 1932.

Le blues devient alors la marque de fabrique de la société et de la culture noire américaine des années 1920 et 1930. L’influence de Handy est alors immense.

Après la publication de son autobiographie, Handy publie un nouveau livre sur les musiciens noirs américains intitulé Unsung Americans Sing en 1944. Il vit alors sur Strivers’ Row à Harlem.

Une chute accidentelle de la plateforme du métro en 1943 lui fait perdre la vue. Puis après la mort de sa première femme, il se marie de nouveau en 1954 à 80 ans à sa secrétaire Irma Louise Logan qui était devenue selon lui ses « nouveaux yeux ».

En 1955, à la suite d’une attaque, il doit se résoudre à utiliser un fauteuil roulant. Plus de 800 personnes sont présentes à son 84ième anniversaire à l’hôtel Waldorf Astoria.

Le 28 mars 1958, W. C. Handy meurt d’une pneumonie. Plus de 25 000 personnes assistent à ses funérailles à l’Abyssinian Baptist Church d’Harlem et 150 000 se rassemblent dans les rues proches de l’église pour le saluer. Il est enterré dans le Woodlawn Cemetery dans le Bronx à New York.

Audio: St. Louis Blues

Art Tatum

Samedi 17 juillet 2010

Arthur Jr Tatum naît le 13 octobre 1909 à Toledo (Ohio), dans une famille musicienne. Il étudie d’abord le violon et la guitare, puis le piano.

Presqu’aveugle, Art Tatum utilise le braille et reproduit la musique qu’il entend sur disques.

Il commence ses débuts professionnels en 1926. Sa musique est influencée par celle de Fats Waller. Il est engagé par Speed Webb en 1928, puis, de 1929 à 1930, va jouer dans son propre radio-show.

Ses premiers enregistrements datent de mars 1933, dans lesquels Art Tatum révèle un style de piano complètement différent et beaucoup plus complexe que le style de l’époque. Puis, de 1934 à 1941, il enregistre de nombreux disques pour Decca. Il fait quelques disques avec Joe Turner et il joue dans des clubs à Chicago et à Cleveland. Art Tatum devient à cette époque une figure majeure du jazz.

Art Tatum forme avec le guitariste Tiny Grimes et le bassiste Slam Stewart un trio de jazz extrêmement populaire.

Art Tatum grave une série de solos pour le label Capitol en 1949. Ce fut sûrement la période la plus aboutie de son art. Art Tatum enregistre de nombreux disques pour Norman Granz, de 1954 à 1956, en solo; mais aussi avec Lionel Hampton, Buddy Rich, Benny Carter, Ben Webster, dont les enregistrements avec Art Tatum furent une grande réussite.

Il est considéré comme un des pianistes les plus importants du jazz. Il inspirait beaucoup de respect, notamment à Fats Waller, Vladimir Horowitz et à Serge Rachmaninov, et il reste une référence de nos jours.
Il était largement reconnu pour sa virtuosité et ses improvisations créatrices. La légende veut qu’un jour, quand il entra dans un club où Fats Waller donnait un concert, ce dernier déclara : « C’est moi qui joue ce soir, mais Dieu est avec nous dans la salle. »

Art Tatum meurt d’une crise d’urémie, le 5 novembre 1956.

Audio: Makin’ Whoopee

Rahsan Roland Kirk

Lundi 6 septembre 2010

Rahsaan Roland Kirk est né à Columbus, Ohio, le 7 août 1935 et meurt à Bloomington, Indiana, USA, le 5 décembre 1977.

C’est un instrumentiste de jazz américain. Il pratiquait les saxophones: principalement le ténor mais aussi deux « saxophones » atypiques le stritch et le manzello. Il utilisait régulièrement les trois instruments simultanément. Il pratiquait, par ailleurs, plusieurs autres instruments à vent: la flûte traversière, la flûte à bec et la clarinette.

Né Ronald Theodore Kirk, il change son nom en Roland Kirk en 1952. En 1969, il entend en rêve Dieu l’appeler « Rahsaan » : il adopte alors définitivement le nom de Rahsaan Roland Kirk. « Rahsaan » Nom qui signifiera désormais pour lui « la musique du soleil », « le voyageur » ou encore « Black Vibrations ».

Déficient visuel depuis sa naissance, il devient aveugle à 2 ans. À 5 ans il est scolarisé au lycée pour aveugles de l’Ohio (Ohio State College for The Blind), où il reste jusqu’en 1953.

Dès 12 ans, il joue du saxophone et de la clarinette dans l’orchestre de l’école. Il y apprendra le bugle, la trompette, la clarinette.

Rêvant depuis longtemps de jouer de trois saxophones en même temps, Roland travaille sa technique très personnelle de respiration circulaire, qu’il appellera « respiration sphérique » et « Triple Threat ». Schématiquement, il s’agit d’inspirer par le nez tout en soufflant par la bouche dans l’instrument.

Après quelques essais plus ou moins réussis, il se fait connaître en 1961, en partie grâce à sa participation à deux albums de Charles Mingus : Oh Yeah et Tonight at Noon. C’est à la même époque qu’il commence la flûte, qu’il pratiquera bientôt en virtuose. Non seulement il chante tout en jouant de la flûte, en utilisant la voix de tête, mais il introduit également divers intervalles.

Au cours des années, Roland Kirk multiplie les instruments et les styles. Il devient rapidement inclassable. Sa puissance et sa générosité, comme en témoigne l’enregistrement au Festival de Montreux en 1972 de l’album live I,Eye,Aye, ne peuvent laisser indifférent.

Roland Kirk est venu jouer plusieurs fois à Paris. Le premier passage de Kirk à Paris a eu lieu le 7 novembre 1963, au Théatre de Paris, rue Blanche. Il est accompagne de Guy Pedersen, contrebasse, George Grunz, piano; Daniel Humair, batterie. Un article de Philippe Benzo, dans Jazz Hot, nous indique que le public est particulièrement réceptif. A la suite du concert cinq titres sont enregistrés pour une émission de télévision intitulée « Jazz pour Tous » (Moon song, Lover, Yesterdays, Three for the festival et Milestones de Miles Davis). Il revient le 2 octobre 1964, à l’occasion du Festival de Jazz; il joue Salle Pleyel accompagné de Tete Montoliu, un pianiste aveugle lui aussi, Tommy Potter et Kenny Clarke. Le groupe passe entre Sister Rosseta Tharpe et le Dave Brubeck quintet. En janvier 1967, Kirk est revenu à Paris. Des concerts sont prévus le 2 au Jazzland, le 3 au Chat Qui Pêche, le 4 au Caméléon. Le 22 février 1970, il vient jouer au Studio 104 de la Maison de l’ORTF. Le concert a été enregistré et publié par l’INA.(Roland Kirk, « live in Paris, 1970″, 2 volumes, Esoldun-INA, FCD 109 et 115). Alain Gerber donnera un compte rendu très négatif de ce concert, titré « La fin d’un vertige », dans Jazz Magazine (J.M. 04/70). Visiblement Alain Gerber n’aimait pas Kirk mais cela n’empêchera pas le musicien de revenir à Paris, ni ce premier d’en faire bien des éloges post mortem en invitant la flutiste D Bouzon à son hebdomadaire « Black and Blue » pour lui rendre de vibrants hommages, trente cinq ans plus loin. Le 8 Mars 1972, Kirk a joué au Grand Palais, un enregistrement d’une heure trente a été réalisé. En novembre 1973, il est passé au « Chat qui Pêche » accompagné au Piano par Siegfried Kessler, Didier Levallet à la contrebasse et Charlie Antolini à la batterie. Le 13 novembre 1973, il a joué au Palais des sports. Le 14 novembre 1976, il a joué au Studio 104 de la Maison de l’ORTF, la séance a été diffusée sur les ondes de France Musique.

Il meurt en 1977 victime d’une seconde attaque cérébrale.

Audio: 3-In-1 Without The Oil

Sir George Shearing

Lundi 6 septembre 2010

Sir George Shearing, né le 13 août 1919, est un pianiste de jazz anglo-américain, qui depuis de nombreuses années a dirigé un groupe de jazz populaire qui a enregistré pour la MGM Records et Capitol Records.

Il compose plus de 300 titres durant les années 1950, 60, 80, et 90.

Il est connu pour une technique connue sous le nom piano Shearing, un type de mélodie avec une note qu’il double une octave plus bas.

Son intérêt pour la musique classique lui donnera l’occasion de présenter des arrangements influencés par Debussy, Erik Satie et d’autres musiciens du répertoire classique.

Audio: Tenderly

Marcus Roberts

Mercredi 8 septembre 2010

Marcus Roberts. né le 7 août 1963 à Jacksonville, en Floride, est un pianiste de jazz américain qui a atteint la célébrité comme musicien qui s’engage à défendre les traditions du jazz classique, tout en y ajoutant une touche très personnelle.

Marcus Roberts se distingue par ses solos s’appuyant sur une solide ligne de basse. Ainsi, il créée un style particulier du jazz.

Marcus Roberts est également un interprète de Thelonious Monk en apportant desw dissonances très créatives pour les compositions de Monk.

Aveugle depuis sa jeunesse, il a fait sa scolarité à l’école pour les sourds et les aveugles de Floride.

Marcus Roberts a commencé à jouer du piano à un âge précoce et a ensuite étudié l’instrument avec le pianiste de renommée mondiale Leonidas Lipovetsky. Alors qu’il était étudiant à l’université de l’état de Floride, il fait la connaissance En 1985, du célèbre trompettiste Wynton Marsalis dont il devient un ami proche. Il participera avec ce dernier à de nombreux projets.

Audio: Our Love Is Here To Stay

Blind Alfred Reed

Mercredi 8 septembre 2010

Blind Alfred Reed est né le 15 Juin 1880 à Floyd, en Virginie et mort le 17 janvier 1956. C’était un musicien folk américain. Il a été l’un des artistes qui a enregistré au Sessions Bristol en 1927, aux côtés de noms célèbres comme Jimmie Rodgers et le groupe Carter Family.

Il jouait du violon avec son fils Arville, qui lui, jouait de la guitare.

Reed est né complètement aveugle. Il a été élevé dans une famille très conservatrice. Il a acquis son premier violon très jeune.

Plus tard, il s’est produit dans des foires, dans des écoles, à l’occasion de rassemblements politiques, et dans les églises. Il a même joué dans la rue où il vendait les copies de ses compositions pour dix cents. C’est après tout ce que l’on sait de la jeunesse de Reed.

En 1927, Ralph Peer, le directeur de Bristol Sessions, entendit Reed jouer et lui demanda s’il voulait enregistre. Reed accepta et enregistra quatre chansons accompagné par son fils Arville.

Après 1929, il a cessé d’enregistrer et a passé le reste de sa vie en Virginie-Occidentale. Reed a continué d’exercer dans la rue jusqu’en 1937, lorsqu’une loi a interdit aux musiciens aveugles de jouer dans l’espace public.

Reed meurt en 1956, soit disant de la famine. Il est enterré à Elgood, en Virginie-Occidentale.

Audio: Explosion in the Fairmount Mines

Doc Watson

Mercredi 8 septembre 2010

De son vrai nom Arthel Lane, Doc Watson est né à Deep Gap, en Caroline du Nord, le 3 mars 1923.
Il reçoit le surnom de Doc pendant un enregistrement en public à la radio lorsque le présentateur remarqua que son prénom Arthel était bizarre et qu’il aurait préféré un surnom plus facile. Un des fans s’écria: « Appelez-le Doc! », certainement en référence au bras droit de Sherlock Holmes, le Docteur Watson. Le surnom est resté.

Une infection de l’œil lui fit perdre la vue alors qu’il n’avait pas un an. Ses parents le forcèrent à travailler dur pour devenir indépendant. Il fut accepté dans l’école pour les déficients visuels de Caroline du Nord, la Governor Morehead School, située à Raleigh.

La première chanson qu’il apprit fut When Roses Bloom in Dixieland. Son père fut si fier qu’il emmena le jeune Arthel acheter sa première guitare, une Stella à 12 $. Doc s’est avéré être naturellement doué, et en quelques mois il se retrouva à un coin de rue à jouer les chansons de Delmore, Louvin and Monroe Brothers’ duos aux côtés de son frère Linny. Arrivé à sa majorité, il était un guitariste prolifique, aussi bien en guitare acoustique qu’électrique.

En 1953, Doc rejoint Johnson City, dans le Tennessee, où se trouvait le Jack Williams’ country and western swing band qu’il accompagna à la guitare électrique. Il gagnait sa vie en exerçant le métier d’accordeur de piano.

En 1960, alors que la musique folk explosait, Doc écouta l’avis du musicologue Ralph Rinzler et entreprit de ne jouer que de la guitare acoustique et du banjo. Ce changement permit à la carrière de Doc d’exploser quand il sortit son premier album Old Time Music at Clarence Ashley’s. C’est à cette période qu’il commença sa tournée en solo dans les clubs populaires qui ont marqué le folk et qu’il obtint de très bonnes critiques pour sa performance au renommé Newport Folk Festival en 1963. Il commença à jouer avec son fils Merle en 1964 et le duo dura jusqu’en 1985, lorsque Merle perdit la vie dans un accident de tracteur.

Doc utilise les deux styles de guitare, le flatpicking et le fingerpicking, mais il est plus connu pour son utilisation du flatpick. Sa façon de jouer combinée à son authenticité fait de lui une figure emblématique de la renaissance de la musique folk. Il est le précurseur du rapide et tape-à-l’Å“il style bluegrass, adopté et prolongé par beaucoup d’autres personnes, tels Clarence White et Tony Rice. Il est aussi un joueur de banjo accompli et s’accompagne parfois plutôt bien à l’harmonica.

Aussi connu pour sa riche et distincte voix de baryton, il a à travers les ans développé un vaste répertoire de mountain ballads, apprises par tradition orale de la région où il habite, Deep Gap, en Caroline du Nord. Ses manières affables, son humilité naturelle et son esprit charmant l’on rendu aimé de ses fans autant que ses talents musicaux.

En 1986, il reçoit le North Carolina Award et en 2000 il entre au International Bluegrass Music Hall of Honor. En 1997, Doc reçoit la National Medal of the Arts du Président Clinton.
Récemment, Doc a réduit le nombre de ses tournées, toutefois il continue de jouer dans différents spectacles aux Etats-Unis pour son public. A partir de 2007, il est accompagné sur scène par son petit-fils (le fils de Merle) Richard,
ainsi que par ses partenaires de longue date David Holt ou encore Jack Lawrence.

Audio: Deep River Blues