Né à Two Rivers, (Wisconsin), Bryan Lee a complètement perdu la vue à l’âge de huit ans.
Son vif intérêt pour le rock s’est construit grâce à la radio, à l’écoute de musiciens tels que Elmore James , Albert King et Albert Collins .
A la fin de son adolescence, Lee joue de la guitare rythmique dans un groupe régional qui jouent des morceaux d’Elvis Presley , Little Richard et Chuck Berry.
Dans les années 60, l’intérêt de Lee se tourne vers le blues de Chicago.
En Janvier 1982, Lee déménage à la Nouvelle-Orléans et ouvre un bar dans une vieille maison du quartier français très prisée par les touristes. Durant les 14 années qui vont suivre, Bryan Lee se produit cinq soirs par semaine dans cet endroit où il se forge une solide réputation.
Aujourd’hui, il continue d’exercer à la Nouvelle-Orléans.
Il tourne également dans tout le pays, même en Europe.
Né à Toronto, Norman Jeff Healey est abandonné à la naissance et adopté par un pompier. Il a grandi à l’extrême-ouest de la ville. Il perd la vue à l’âge d’un an suite à un rétinoblastome, un cancer rare de la rétine contre lequel il s’est battu toute sa vie. Ses yeux ont dû être retirés et remplacés par des prothèses oculaires.
Il commença à jouer de la guitare à l’âge de trois ans en posant l’instrument à plat sur les genoux. A l’âge de 17 ans, il fonda un groupe, Blue Direction aux côtés du bassiste Jeremy Littler, le batteur Graydon Chapamn et un camarade d’école, Rob Quail, guitariste. Le groupe joua dans plusieurs salles de Toronto, notamment la Colonial Tavern.
Peu après, il forme un trio avec le bassiste Joe Rockman et le batteur Tom Stephen. Le nouveau groupe reçut une critique dans l’hebdomadaire NOW, et rapidement ils commencèrent à jouer presque toutes les nuits dans des salles locales. Durant cette période, le groupe fit aussi une apparition dans le film Road House qui a été inspiré d’une interprétation de Jeff Healey. Le groupe s’allie avec le label Arista Records et, en 1988, ils produisent l’album See The Light qui inclut la chanson Angel Eyes. Leur chanson Hideaway fut nominée aux Grammy Awards dans la catégorie Best Instrumental et en 1990, le groupe remporta le prix Juno en tant qu’artiste de variété de l’année. Parmi d’autres chansons à succès, on peut citer How Long Can a Man Be Strong et une reprise d’une chanson des Beatles, While My Guitar Gently Weeps.
Dans les années suivantes, il réalisa trois CD pour sa réelle passion, le jazz américain traditionnel des années 1920 et des 1930. Collectionneur de disques phonographiques, il en possédait plus de 25 000. Pendant de nombreuses années, il joua sur la Bathurst Street à Toronto avec un groupe de rock tous les jeudis soirs et avec son groupe de jazz, The Jazz Wizards, les samedis après-midi. Le club déménagea vers un club plus grand qui fut renommé Jeff Healey’s Roadhouse. Bien qu’il ait laissé son nom et qu’il y joue souvent, Jeff Healey n’en est pas le propriétaire et ne dirige pas le bar.
Bien qu’essentiellement connu comme guitariste, Healey a aussi joué de la trompette et de la clarinette durant ses représentations. Il a aussi collaboré avec Ian Gillan, qui appartient au groupe Deep Purple, pour son album Gillan’s Inn.
Il présenta également émission de radio intitulée My Kind of Jazz dans laquelle il programmait des disques choisis dans sa large collection de jazz.
Avec le groupe Jazz Wizards, il joua des morceaux de jazz américain des années 1920, 30 et du début des années 40. Il devait jouer en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Hollande en avril 2008.
Le 11 janvier 2007, il se fait opérer pour retirer des tissus affectés par un cancer, dans les deux poumons. Huit mois auparavant, il se fit retirer deux sarcomes de ses jambes.
Le 2 mars 2008, il meurt d’un cancer au St. Joseph’s Health Centre, dans sa ville natale de Toronto, à l’âge de 41 ans. Sa mort survient un mois avant la sortie de son nouvel album, Mess of Blues.
Troisième enfant d’une famille qui en compte six, son père se nomme Calvin Judkins et sa mère Lula Mae Hardaway († 31 mai 2006), il fut rebaptisé Steveland Morris après le second mariage de sa mère.
Stevie Wonder maîtrise de nombreux instruments dès son enfance, notamment le piano, l’harmonica ainsi que divers instruments de percussion. Il est découvert par Ronnie White, alors compositeur au sein du groupe The Miracles aux côtés de Smokey Robinson. Stevie enregistre pour le label Tamla Motown dès l’âge de onze ans, son premier album est édité sous le nom de Little Stevie Wonder en 1962. Il obtient rapidement son premier succès avec la chanson numéro un Fingertips (Pt. 2), ses compositions apparaissent sur ses propres disques ainsi que sur ceux des autres artistes du label Motown. Il commence à assurer lui-même le rôle de producteur sur l’album Signed, Sealed and Delivered sorti en 1970. À sa majorité en 1971, il entre en conflit avec son label et obtient une complète liberté artistique.
L’album Music of My Mind sorti en 1972 est entièrement réalisé par l’artiste (composition, chant, instruments, production), qui commence à utiliser des synthétiseurs. Music of My Mind n’est pas composé d’une suite de singles, comme ses albums précédents, mais conçu comme un tout cohérent.
Dans les albums suivants, Talking Book et Innervisions, Wonder aborde des thèmes sociaux dans des chansons comme Big Brother ou Living For The City.
Il continue de rencontrer le succès avec, par exemple, le morceau Superstition, qui atteint la première place des hit parades dans les catégories pop et rhythm and blues,
Le double album Songs in the Key of Life, sorti en 1976, contient les hits I Wish et Sir Duke (enregistré en hommage à Duke Ellington), qui se classent en tête du classement des meilleures ventes aux États-Unis.
En 1980 la chanson Happy Birthday extraite de l’album Hotter Than July milite pour l’institution d’un jour férié national en mémoire du révérend Martin Luther King. La détermination de Stevie Wonder porte ses fruits en 1986 lorsque Ronald Reagan introduit dans la législation américaine le troisième lundi de janvier comme jour férié à la mémoire de Martin Luther King[].
En 1982 Stevie Wonder interprète Ebony and Ivory en compagnie de l’ex-Beatle Paul McCartney, la chanson figure sur l’album Tug Of War de McCartney et se classe première des charts britanniques. Avec I Just Called to Say I Love You, composée pour le film La Fille en rouge (The Woman in Red), Stevie Wonder remporte l’Oscar de la meilleure chanson originale[]; il obtient également son premier numéro un au Royaume-Uni en tant qu’artiste solo, le titre se classant en tête des charts durant six semaines d’affilée en 1984. Il figure parmi les vingt meilleures ventes de l’histoire au Royaume-Uni.
L’année suivante Stevie Wonder fait partie du collectif de quarante-quatre artistes baptisé USA for Africa qui interprète la chanson caritative We Are the World, et réalise l’album In Square Circle qui renferme un nouveau hit, Part-Time Lover.
En 1987, son album Characters remporte un grand succès notamment grâce à la chanson Free.
En 1991 il écrit la bande originale du film Jungle Fever réalisé par Spike Lee.
En 1995 il sort l’album Conversation Peace après 8 ans de réalisation.
En 1987, il chante un duo avec Michael Jackson présent sur l’album Bad, dans le titre Just Good Friends. Il est intronisé au Rock’n'Roll Hall of Fame en 1989, un Grammy award récompensant l’ensemble de sa carrière (Lifetime Achievement Award) lui est décerné en 1996. Un Grammy Hall of Fame award est décerné au single Superstition en 1998, les albums Talking Book et Innervisions sont primés l’année suivante, ainsi que Songs In The Key Of Life et le single You Are the Sunshine of My Life en 2002. Au cours de l’année 2006, il collabore avec certains rappeurs tels que Busta Rhymes ou Snoop Doggy Dogg.
L’album A Time To Love sort en 2005.
Il participe à la campagne de Barack Obama en se produisant à ses meetings (il adapte notamment I Wish et Sir Duke en modifiant les paroles) et en enregistrant un clip politique en sa faveur
Le 19 janvier 2009, il interprète aux côtés de la chanteuse colombienne Shakira et d’Usher Higher Ground, devant des centaines de millions de personnes au concert suivant la victoire de Barack Obama[].
Aveugle de naissance, Raul Midón est né à Embudo, au Nouveau Mexique, d’un père argentin et d’une mère afro-américaine. Passionné de musique depuis son plus jeune âge, il a commencé par jouer de la batterie, à l’âge de quatre ans, avant de se mettre à la guitare.
Il a ensuite refusé une bourse accordée par l’Université du Nouveau Mexique au profit de l’Université de Miami, réputée pour son département jazz.
Après avoir obtenu son diplôme, il est devenu choriste et a travaillé avec de nombreux artistes parmi lesquels Julio Iglesias ou Shakira. Il a également commencé à chanter dans des clubs en proposant un répertoire de reprises et de chansons originales. C’est alors qu’il s’est perfectionné en tant que chanteur et compositeur, et a développé une technique à la guitare influencée par le flamenco et le jazz. En 2002, Raul Midón a décidé de faire le grand saut et a débuté sa carrière solo à New York.
Originaire du Nouveau Mexique mais désormais basé à New York, ce singer-songwriter et guitariste a éclaté sur la scène musicale en 2005, grâce à State Of Mind, un premier album particulièrement audacieux. A World Within A World, son successeur publié par Blue Note Rec. / Manhattan Records le 17 septembre 2007, multiplie les allusions à la musique pop dans son ensemble, et au monde intérieur que cet artiste, aveugle de naissance, a été capable d’imaginer.
En combinant la dimension humaine particulièrement attractive de Stevie Wonder, la façon dont Paul Simon a su incorporer des éléments provenant d’autres cultures, et un sens de l’individualité cher à des artistes tels que Bill Withers, Raul Midón confirme que la pop n’a pas d’œillères.