Il y a trois ans, nous nous sommes investis dans un projet de construction d’une école pour l’alphabétisation d’enfants aveugles à Boulsa au Burkina Faso. Ce projet comprenant notamment la construction de trois salles de classe, de sanitaires, le forage d’un puits et la fourniture de matériel didactique était devisé à 60’000 francs suisses.
Grâce aux dons de certains d’entre vous et grâce aux différentes actions qui ont été menées pour récolter des fonds (repas de soutien au Café de l’Ouest, vente du livre « Du Café de l’Ouest à Ouagadougou »), plus de 45’000 francs suisses ont pu être récoltés. Un grand merci à vous qui avez participé à ce magnifique succès.
Depuis lors, le puits est en activité, procurant de l’eau non seulement à l’école de Boulsa, mais également à 27 familles habitant dans les environs proches; le bâtiment abritant les salles de cours a pu être inauguré en avril 2010, les sanitaires sont construits. Bref, les objectifs fixés sont atteints et même, les coûts initialement prévus ont pu être revus à la baisse, de sorte que le financement est complètement assuré par les sommes récoltées jusqu’à maintenant. A signaler que le Canada a investi dans la construction des dortoirs et d’un poulailler. Ce dernier ainsi que le puits permet de générer quelques recettes.
Lors de notre dernier voyage au Burkina Faso en compagnie de Michel Bondi en novembre 2010, nous nous sommes plongés dans le fonctionnement et le financement de l’école, baptisée « Ecole Jean-Marc Meyrat ». Etienne Sawadogo, qui est le responsable de cette école nous a ouvert ses livres de compte. Il a fallu beaucoup de ténacité et de curiosité de notre part pour appréhender les difficultés financières dans laquelle se trouve cette école.
Nous avons alors constaté que les recettes pour cette école ne permettaient pas de garantir complètement les besoins de base des élèves (nourriture, soins, habillement, matériel scolaire adapté) et des salaires décents au personnel. Les cinq enseignants de l’école de Boulsa n’avaient pas reçu de salaire depuis deux mois, faute de liquidités, et le montant mensuel qui leur est versé ne représente pas même le tiers du salaire d’un enseignant de l’Education nationale. Etienne et son épouse qui assurent la confection des repas pour une cinquantaine de personnes ne sont pas rétribués.
L’alphabétisation des aveugles et malvoyants du Burkina n’ayant pas été pris en charge par la collectivité, ce sont les organismes religieux qui se sont vus confier cette tâche et qui se sont investis pour cette population laissée pour compte. Ceci explique peut-être le dévouement et l’implication dont font preuve les enseignants de l’école de Boulsa. Cependant ces enseignants ont des familles à nourrir…
Compte tenu des différences salariales importantes, ils sont tentés de se présenter au concours de l’Education nationale pour s’assurer un minimum vital. Il est donc urgent de tout mettre en œuvre pour fidéliser ces enseignants qui en plus de leur formation de base ont suivi une formation spécialisée pour l’enseignement dispensé aux enfants aveugles et malvoyants. Le départ de ces enseignants poserait la question de la survie même de cette école.
Alors que les infrastructures sont en place, il s’agit maintenant de pérenniser l’activité de l’école en lui assurant pendant une période transitoire, que nous estimons de deux ans, les ressources indispensables à son fonctionnement.
En étroite collaboration avec la Mission évangélique Braille (MEB) et la coordination locale, nous voulons mettre à profit cette période de deux ans pour créer des structures susceptibles de générer des fonds qui permettront à l’école de voler de ses propres ailes.
Des interventions au niveau régional et national seront menées pour que des écoles comme celle de Boulsa soient davantage reconnues financièrement par l’Etat et les collectivités publiques.
Par ailleurs, une ferme avicole productive (vente d’œufs et de poulets), un moulin à grain et la création d’un gîte sont d’ores et déjà prévus et financés par la MEB. Ces activités permettront aux jeunes aveugles et malvoyants de se former dans ces différents domaines. Les revenus découlant de ces activités viendront s’ajouter aux fonds institutionnels que l’école reçoit déjà et assureront la viabilité de cette école.
Durant cette période transitoire, nous nous proposons de mettre sur pied un parrainage non nominatif des 45 enfants de l’école. Nous estimons que le parrainage d’un enfant s’élève à 30 francs suisses par mois, soit 1 franc par jour et par enfant aveugle pour que l’école de Boulsa puisse faire face à ses obligations, améliorer le frugal quotidien des enfants et fidéliser les enseignants dont les salaires seront progressivement adaptés.
Nous nous engageons à ce que les sommes récoltées soient versées intégralement à l’école de Boulsa. Ainsi, aucun frais administratif ou de voyage, par exemple, ne saurait aller en diminution des montants récoltés. Les frais administratifs et de suivi sont prévus dans les projets assurés par la MEB.
Si vous souhaitez participer à cette opération, nous vous invitons à nous le faire savoir grâce au formulaire disponible sur la page Parrainer un enfant aveugle au Burkina Faso ou par écrit à l’adresse suivante :
Jean-Marc Meyrat
Rue de l’Ale 30
CH-1003 Lausanne
Portable: +41 (0)79 212 29 48
Vous serez régulièrement informés de l’évolution de la situation sur le blog www.jeanmarcmeyrat.ch dans la catégorie Nouvelles de Boulsa et recevrez régulièrement un rapport détaillé, par courriel ou sur papier, selon votre convenance
D’avance, nous vous remercions de votre soutien.
Avec nos cordiales salutations.
Jean-Marc Meyrat et Michel Bondi




